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Voilà c'est fini. This is the end. 

Je n'ai plus envie. Ce blog sent l'absence, la lassitude, la désertion.

J'attends. Je ne bats pas la campagne. Je coupe l'image et le son quand elle se montre odieuse et sans fond. Les événements récents me laissent perplexe. Je rumine, je remâche. Mais ça ne passe pas.

Je m'interroge et rien ne me satisfait. Je ris encore aux blagues de Charlie et du Canard qui me sont devenus salutaires pour extraire une partie du mal-être que je ressens. Ils me font peur tous. La politique me fait peur. L'autre jour dans l'émission de Taddei, un compositeur Hélios Azoulay, parlant des politiques les a qualifiés de porcs. Et je me disais en regardant Guéant, Sarkozy ou Le Pen mais aussi Carla ou Morano que les porcs ont décidément mauvaise presse ! Alors que : que connait-on de l'animal à part le fait qu'il vive [mal] exclusivement pour nous nourrir ? Le pauvre porc et sa misérable vie ne mérite pas qu'on l'assimile à toutes ces bassesses.

J'ai peur. Oui. J'ai peur que François Hollande, que je trouve digne, affable et légitime, ne soit pas élu. Je garde espoir mais en attendant je ferme.

La Rosée matinale s'est transformée en rosse matinale et à une autre lettre près pourrait devenir la risée matinale, ce qui n'est guère flatteur. Ce blog m'a apporté de bons amis, son lot de rires et les larmes qui vont avec.

Je veux que ce pays vote à gauche et nous libère de toutes les vexations et les injustices subies depuis 5 ans.

Il flotte je le répète une fumée brune sur ce pays qui est bien plus importante qu'on croit. Des gens énervés, des gens jaloux, des gens racistes "profonds". Tout cela a un air d'un autre âge. Le monde moderne ne nous protège pas de ces idées intemporelles qui réapparaissent quand on veut bien les laisser ressortir ou qu'on les provoque même.

Votons, votons bien en nos âmes, et conscients que le résultat même s'il glisse sur certains, changera beaucoup de choses. Nous pourrons alors à nouveau, nous sentir humains et compris.