25 octobre 2009
Je ressuscite parce que… !!
Arrêtez !!!! A-t-on envie de leur crier !
"Arrêtez, ne vous suicidez pas pour votre travail. Cela n'en vaut pas la peine. Qu'est-ce qui vous fait peur,… l'avenir ? Vous avez peur de vivre au chômage ou de devenir Rmistes ou Rsastes… Mais ne vous inquiétez pas. Quand on n'arrive plus à payer… heu… tout en gros, on a peur au départ que cela nous empêche de vivre et certes, cela nous empêche de vivre. Puis quelques antidépresseurs plus loin, on supporte déjà beaucoup mieux le poids de deux loyers impayés… Les coups de téléphone du salarié de la Banque Postale (qui, lui, certainement craint la privatisation), pour « régulariser » votre découvert, ne vous touchent plus ; il se fait d'ailleurs (le salarié) vertement renvoyer dans son univers de chiffres par « vous », qui n'auriez jamais imaginé vous mettre dans un tel état pour ça. Ce n'est pas normal de s'en faire autant, pour quoi finalement… du fric.
Mais… non ce n'est pas vrai, je pense que mon compte en banque, mes loyers impayés, mon portefeuille vide me suivent partout tout le temps. Ma tête est pleine de « ça ». Il n'y a pas une minute où je n'y pense pas. Alors je pense qu'une salariée maltraitée a bien le droit de se tuer. Mais dans quelle société de merde, vit-on…
J'ai travaillé dans une petite « société de production » pour ne pas dire l'usine, la semaine dernière en intérim, je devais travailler quatre jours mais machine en panne puis production en baisse, je n'ai travaillé que deux jours. Comme j'avais observé à Paris cet été, là aussi j'ai eu le temps d'observer les relations entre les gens, les dominants et les dominés, même entre salariés les plus bas dans l'échelle alors vous imaginez à l'usine. Le moindre petit pouvoir se fait sentir fortement. Et je n'imagine pas le chef de ligne redevenir un maillon après avoir commandé les tâches pendant des années…
Alors stop, il faut arrêter de jouer avec les gens et ils arrêteront de jouer avec leur vie.
Finalement, a-t-on envie de leur dire, la vie est belle, écoutons Chopin, faisons un tour en forêt, à la mer ou même dans le jardin privé ou public, respirons un grand coup de frais et relativisons.
Commentaires
Oui , la vie est belle ... merci
Bésitos
Oui, nous sommes dans le même bateau ma chère, la précarité m'a rattrapé au détour d'un chemin (un client qui se passe de mes services, et tout s'écroule). Effectivement, moi aussi je ne comprends pas ces gens de France Telecom, faut-il qu'ils soient accro à leur pognon pour préférer en mourir. A dire vrai j'ai du mal à les prendre en pitié... Je respecte plus les SDF qui continuent à vivre, malgré tout.
Loterie
Vivons au dessus de nos moyens !
précarité !
tu sais quoi ?? j'ai bossé au théâtre pour Fellag pendant 3h30... j'ai gagné exactement 26€56 !!! Imagine ???!!!! heureusement que je n'attends pas après le théâtre pour manger car ce mois ci je n'ai bossé que 3h30 !!!! je pense que je serait morte de faim si mon mari n'était pas là !
le mois prochain je bosse 2 jours pour le théâtre.... 2 jours sur 30 !
le cerveau est ainsi fait
apparemment le management a mis en place un peu partout une politique de la peur, persuadé que ça améliore la productivité de ses employés. Et il ne faut pas beaucoup pousser l'être humain quand il s'agit de jouer l'ordure imbus de pouvoir.
Et pour les suicidaires acharnés, j'ai presque envie de leur dire : ne partez pas tout seul, le grand voyage en devient vite lassant. Pensez à vous faire accompagner de votre chef qui vous traite comme une merde jour après jour.
Mais pensons surtout à autre chose. Y a un match de foot ce soir ?...
merci pour Chopin..... je l'ai écouté en boucle ;-)
c'est gens se suicident-ils par rapport au risque de précarité dans leur travail, ou alors à cause des demandes de la directions et des échelons intermédiaires, et du harcèlement que cela entraîne?
j'ai souvenir d'un cadre supérieur de soins qui c'était suicidé en laissant un mot accusant la directrice des soins infirmier du harcèlement constant qu'elle lui faisait
ceci associé à la mort récente de son ami...
c'est gens se suicident-ils par rapport au risque de précarité dans leur travail, ou alors à cause des demandes de la directions et des échelons intermédiaires, et du harcèlement que cela entraîne?
j'ai souvenir d'un cadre supérieur de soins qui c'était suicidé en laissant un mot accusant la directrice des soins infirmier du harcèlement constant qu'elle lui faisait
ceci associé à la mort récente de son ami...
Dixième fois...
Cela fait dix fois que je reviens lire ton billet. Dix fois que j’ai envie de laisser un commentaire, et neuf fois que je repars ne sachant pas trop quoi dire… Bon ok, en attendant je me farci Chopin et tu vas me dire que ça ne peut pas faire de mal… Et tu auras raison !
So, cette dixième fois je me lance :
La précarité, ou la peur de la précarité, peut effectivement avoir de sinistres conséquences. Mais, à mon sens, il faut la voir comme une goutte qui fait déborder un vase pas mal plein au départ. Ce qui m’étonne, comme d’autres, c’est que la violence légitime qu’elle suscite est dirigée contre soi-même avant que de l’être vers un exutoire plus évident (patron ou petit chef teigneux). Cela vient, toujours à mon sens, que la personne est persuadée que c’est elle le problème. C’est elle la source de tous les maux…
Et ça nous montre bien combien le système est pervers.
Seulement, je reste persuadé que cela n’aura qu’un temps, et l’éclairage que l’on porte sur ces suicides y contribuera. Bientôt j’espère, cette violence que les employés s’exercent sur eux-mêmes, cessera de l’être, et elle se dirigera contre les vrais coupables… Et là, on arrêtera de polémiquer sans cesse sur la faiblesse inhérente des gens et on se posera alors les vraies questions.
IMPORTANT : retour au bercail http://coisba.canalblog.com/
oui relativisons : la mort fait partie de la vie !
non je déconne , un peu ...
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