Rosee matinale

Un blog sur ce que je pense de sujets d'actualité, la politique, la vie sociale, avec de l'humour si possible, sur la vie quotidienne avec deux grands enfants, mais aussi sur ce que je realise : mosaiques, dessin, peinture, meubles, bricolages etc.

20 novembre 2009

Edwige, c'est du vécu !!!!!

La vaste question revient sur le tapis. La fessée oui ou non ?
Photo_1395Mon expérience de parent ne fut pas de tout repos, mais finalement pas si difficile en comparaison avec des familles dont les situations étaient au départ plus tranquilles, avec deux parents à la maison, plus de moyens etc. Des enfants qui trépignent ou répondent, j'ai connu puisque j'en ai eu. Alors effectivement si les petits chéris sont trop pénibles vers 19h, alors que vous venez de rentrer du boulot, êtes passé les chercher à la garderie ou chez la grand-mère, fait trois courses, etc. Vous venez d'arriver chez vous, papa n'est plus là tous les jours, donc il vous faut redoubler de patience (bon ça ce n'est pas trop compliqué, c'est dans nos cordes), il vous faut vérifier si les devoirs sont faits, le frigo n'est pas toujours rempli comme vous voudriez, le bois pas rentré, ça caille ! Les petits chéris ont pour alliés un chat crétin qui miaule de faim 24/24 (mais bon lui vous pouvez le mettre dehors !) ; il est déjà 20 h et rien n'est fait comme vous le voudriez, il fait nuit, c'est l'hiver il faut faire du feu ! L'un braille parce l'autre a diiiiit ouuiiiinn ou faiiit ouuiiinnn et la voix stridente de l'enfant qui pleure vient jusqu'en vos oreilles fatiguées, juste pour couvrir la voix du journaliste qui annonçait une nouvelles super importante ! Vous gueulez donc une première fois (ça fait partie des trucs dans lesquels je n'ai jamais failli Edwige) ! He ça suffit là-haut arrêtez de vous chamailler !!!! Puis le repas arrive et l'un bouche son nez en faisant la grimace et annonçant qu'il aime paas… Donc ça je ne décris pas, tout le monde connaît, l'enfant qui ne veut pas manger énerve beaucoup le parent. Puis pipi, les dents, bisous, au lit ! Et là un des deux ne veut pas se coucher tout seul, il a peur, il reste dans l'escalier en priant de ses petites mains de pouvoir dormir avec sa sœur, au bout d'une demi-heure, de guerre lasse vous cédez, l'appel du canapé après cette journée étant trop tentant. Bref au petit quotidien déjà les enfants sont merveilleux d'exaspération, et vous, vous êtes navrant de mauvaises façons de faire… Ceci dit, quand au bout d'une semaine l'un ou l'autre vous aura bien agacé par des petites choses insignifiantes, le week-end au premier pétage de plomb d'une partie la fessée tombe !!! Et là la société vous regarde en silence… Houuuuuu, il tape son petit, houuuu… Sifflage et culpabilité s'abattent alors sur vous.DSCN7512
Et bien, j'ai la joie de vous annoncer que mes enfants présents sur cette jolie photo (prise cet été quand je n'étais pas là, (hum les souris dansent !) et avec le cousin jamais très loin), en ont reçu leur quotat, choix de fessées en tout genre, petites, grandes, petites claques aussi (rarement mais…) et que moi je n'ai AUCUNE culpabilité. Cela dit, je trouve que ça n'a rien à voir avec l'éducation que l'on peut donner à côté. Que souhaite-t-on de nos enfants au quotidien ?
J'ai lu Dolto, quand j'attendais Lucile, et ce fut très important pour moi. Loin d'être culpabilisatrice, Dolto a toujours écrit et répété que les mots sont importants et que tout est rattrapable avec. Le psy se chargeant de certains mots trop durs à dire et la maman ou le parent des autres petits maux dont il faut parler à la maison au quotidien.
Ici, à la maison tout peut être permis dans les mots, même le pétage de plomb, car c'est l'intimité, car c'est le sas de décompression au stress environnant d'un enfant (divorce, école et travail, copains, sport, profs…) ; parce que une question : où sinon ??? Alors oui ici-bas, on s'engueule (toujours encore mais c'n'est plus pareil), oui on a refait les tragédies maintes et maintes fois, où ça se finit en pleurs chacun de son côté. En tant que maman seule avec eux la plupart du temps, vous devenez le référant et la personne à qui l'enfant fatigué ou en colère, peut se confier même en hurlant parce qu'il ne sait plus faire autrement. Donc vous êtes le pilier. Ce qui ne veut pas dire que vous pouvez être toujours irréprochable.
Le plus important, c'est l'amour, la compréhension et surtout savoir terminer le conflit. Le terminer en général par des explications, des excuses, des conversations, voire des promesses, même si elles ne sont pas toujours tenues… Et puis,ici, les enfants ont grandi et les conflits se sont espacés. Aujourd'hui, je n'ai toujours pas de ligne éducative stricte mais la franchise en fait partie et traiter ses enfants d'égal à égal (je dis bien en tant que parents et non juridiquement bien sûr) est le meilleur moyen de les respecter, donc ce qui veut dire que vous pouvez les reprendre vertement devant les gens quand ils vont trop loin. La fessée doit rester rare mais peut soulager tout le monde, y compris l'enfant qui, après se calme, et place à la discussion. J'avoue ! Oui j'avoue… qu'ici, pendant un temps, je l'ai un peu trop utilisée… Ah et j'oubliais un point important, en rire aussi après et dédramatiser. Je ne sais pas comment j'ai fait mais les deux grands chéris ici, ont certainement évité plusieurs crises en se regardant en souriant, se moquant légèrement de ma capacité à monter vite dans les tours comme on dit. Bon je vous rassure, je ne les ai pas cognés non plus !! Lisez plutôt ce qui suit…
http://www.rue89.com/derriere-le-barreau/2009/11/20/droits-de-lenfant-interdit-de-fesser-permis-dincarcerer

(je tiens à signaler quand même que cet article n'a rien à voir avec les tragédies de pauvres petits enfants battus et maltraités, c'est un autre débat !)



 

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14 novembre 2009

1989 + novembre + 2009 + 9 + 14 = 2 anniversaires

hugo

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09 novembre 2009

J'étais là !!!!

sbexd4ta_copieSarko1Quelque part je m'en fous ! Etait-il le 9 novembre à Berlin ? On-s'en-fout ! On sait depuis maintenant quelques années que quand Nicolas a à récupérer quelque chose : de la notoriété, des points, de l'admiration ou que sais-je, il piétine les histoires des autres et s'y associe de façon éhontée, sans scrupule aucun, puisque tout son staff politique le suit.

"J'y étais !" tintin_copie
"Il y était !" Mais on ne l'a point vu, tellement il est discret…
sarko2Ensuite, quelques bévues venues de ci de là, de la part d'autres hommes politiques sur le retour, et hop la belle histoire se meut en classique acte, pas plus politique que celui de ma mère quand elle fait ses courses. C'est ridicule… Ce que je me dis c'est qu'il ne réfléchit pas plus loin que le bout de son nez car il sait très bien que si l'info est fausse ça se saura dans les deux heures suivant sa publication !


J'étais là
envoyé par StefanLD. -

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03 novembre 2009

Les "Être Français"

articleimmigrationCe genre de pseudo-débat très souvent relaté dans les journaux en ce moment me préoccupe. Est-ce important ? Qu'est-ce que ça veut dire d'être fier d'être Français ? Quand NS dit le soir de son élection « je veux redonner aux Français la fierté d'être Français. » Il faut se poser la question… A-t-on (avant l'élection de NS) perdu la fierté d'être Français ? Oui quand Le Pen a fait son score incroyable en 2002, j'avais honte mais pas au nom de tous les Français, honte que des citoyens puissent faire confiance ou croire les discours abjects de JMLP. Le problème c'est que la soupe est réchauffée et resservie sans que cela ne gêne certains électeurs qui suivent en masse des idées aux relents bien pourris.
Au fond dans ces discours racoleurs, il ne dit rien. Il surfe sur un sujet bancal et des phrases « bateaux » sans approfondir le débat, sans qu'il n'y ait même de débat, et là le danger apparaît car tout est mélangé, l'immigration, l'identité nationale, le travail, l'honnêteté…. la_chasse_a6449
« Ici et là, Sarkozy, pendant sa campagne, avait égréné quelques critères. La langue d’abord: «Le français est un ciment, le français est une culture, une manière de penser, une forme de résistance à l’uniformisation du monde.» Une liste de valeurs, ensuite, «pas négociables»: «La laïcité, l’égalité homme-femme, la République et la démocratie.»
Être Français serait finalement plus noble qu'Allemand ou Syrien ou Chinois ou autre ? Une forme de résistance à l'uniformisation du monde !!! Cela me donne envie de rire tous ces « petits blancs » fiers de leur langue, de leur pays, de leurs coutumes comme si elles avaient plus d'importance que les coutumes des autres habitants de cette planète (car les coutumes sont importantes (ou pas d'ailleurs) pour tout le monde et le Français a assez exporté les siennes jusqu'en des temps pas si éloignés) !! Et pendant ce temps aucune solidarité nationale pour les immigrés, les pauvres, les gens en situation irrégulière ; et en sus une claque à la démocratie et un coup de pied à l'égalité homme-femme sans compter la laïcité qui se fait discrète sous ce mandat d'un président qui se fait bénir par un pape plus que louche avec un humoriste dont le nom rime avec ringard et plus que louche.33063960
lefred_thouron_12d18Il faut arrêter tout de suite de glisser sur ces sujets scabreux qui ramènent à des heures noires de l'histoire de ce monde.
Des phrases lancées sans explication mais avec des intonations accusatrices comme si le complot se fomentait derrière le dos de gentils Français travailleurs et honnêtes. Je les emmerde.

Et pendant que j'écris ceci voici cela :

http://www.rue89.com/2009/11/03/censure-dans-le-debat-sur-lidentite-nationale-les-internautes-frustres-124503

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25 octobre 2009

Je ressuscite parce que… !!

n617847380_1091960_2476Arrêtez !!!! A-t-on envie de leur crier !
"Arrêtez, ne vous suicidez pas pour votre travail. Cela n'en vaut pas la peine. Qu'est-ce qui vous fait peur,…  l'avenir ? Vous avez peur de vivre au chômage ou de devenir Rmistes ou Rsastes… Mais ne vous inquiétez pas. Quand on n'arrive plus à payer… heu… tout en gros, on a peur au départ que cela nous empêche de vivre et certes, cela nous empêche de vivre. Puis quelques antidépresseurs plus loin, on supporte déjà beaucoup mieux le poids de deux loyers impayés… Les coups de téléphone du salarié de la Banque Postale (qui, lui, certainement craint la privatisation), pour « régulariser » votre découvert, ne vous touchent plus ;  il se fait d'ailleurs (le salarié) vertement renvoyer dans son univers de chiffres par « vous », qui n'auriez jamais imaginé vous mettre dans un tel état pour ça. Ce n'est pas normal de s'en faire autant, pour quoi finalement… du fric. 
Mais… non ce n'est pas vrai, je pense que mon compte en banque, mes loyers impayés, mon portefeuille vide me suivent partout tout le temps. Ma tête est pleine de « ça ». Il n'y a pas une minute où je n'y pense pas. Alors je pense qu'une salariée maltraitée a bien le droit de se tuer. Mais dans quelle société de merde, vit-on…
J'ai travaillé dans une petite « société de production » pour ne pas dire l'usine, la semaine dernière en intérim, je devais travailler quatre jours mais machine en panne puis production en baisse, je n'ai travaillé que deux jours. Comme j'avais observé à Paris cet été, là aussi j'ai eu le temps d'observer les relations entre les gens, les dominants et les dominés, même entre salariés les plus bas dans l'échelle alors vous imaginez à l'usine. Le moindre petit pouvoir se fait sentir fortement. Et je n'imagine pas le chef de ligne redevenir un maillon après avoir commandé les tâches pendant des années…
Alors stop, il faut arrêter de jouer avec les gens et ils arrêteront de jouer avec leur vie.
Finalement, a-t-on envie de leur dire, la vie est belle, écoutons Chopin, faisons un tour en forêt, à la mer ou même dans le jardin privé ou public, respirons un grand coup de frais et relativisons.

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12 octobre 2009

grosse fatigue # [pause]

calimero_huilt_copie

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01 octobre 2009

Le prix

  "Le philosophe, c'est celui qui, dans la simplicité, voire le dénuement, met de la pensée dans sa vie et de sa vie dans sa pensée." Michel Onfray.
Le dénuement :  manque de nécessaire, misère…
Le nécessaire : essentiel, indispensable, obligatoire, inéluctable, qui ne peut pas ne pas être, qui découle de la logique.

lateteailleursComment se nourrir de pensée constructive, quand le nécessaire va vous échapper ? « Qui ne peut pas ne pas être » ; sans essentiel, nous ne sommes plus. Construire, détruire. Une folle envie de destruction constructive, de détruire le cocon. Mettre en danger la source déjà tarie. J'ai envie de ne pas me poser de questions et elles fusent. Je ne veux pas être philosophe et je m'en vois contrainte. Contrainte d'accepter mon sort ; et aller marcher au vent frais pour s'alléger des déceptions, des batailles, des perversités de la vie. Je ne suis pas attirée par le vide. Les démons sont de retour et la lutte intérieure inutile.

Je relis "Le lièvre de Patagonie". À peine le livre fini, je reprends cette [H]istoire, d'un homme, d'hommes…

"…défaits, vidés, coupés de tout projet, comme si la guillotine avait aussi décapité notre avenir."

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21 septembre 2009

Le bonheur ? À la bonne heure…

n819779693_1190984_2838Partout en ce moment on entend parler de bonheur, de bien être. C'est la mode. C'est la mode de dire que chacun a droit au bonheur. Que le travail doit être un lieu de vie agréable, alors que dans l'ensemble tout semble y être fait pour que justement non les gens ne s'y sentent pas bien. La crise, la pollution, le climat, la Terre qui décline, la vie à 100 à l'heure, à l'heure où l'on ne prend plus le temps d'observer, de réfléchir sur soi, sur les autres sur sa vie : un luxe. Que je m'offre et qui me coûte cher en réflexions de tous genres pessimistes le plus souvent donc engendrant pour moi du mal être. Alors que justement le bien-être et la capacité au bonheur vont bientôt être comptabilisés dans les chiffres de l'économie, c'est mal joué !
"Nous devons changer notre manière de vivre, de consommer, nos manières et habitudes sociales et politiques, c'est une révolution qui nous attend !!!" a dit l'autre jour le président de la République française qui possède plus d'employés qu'à la cour d'Angleterre, et dont le bien être est-il pris en compte ?
Rien ne rend heureux les gens à qui l'on impose ce que l'on appelle des sacrifices, des efforts, des obligations, des vexations, des privations qui génèrent des souffrances quotidiennes. Les guerres, les années noires du 20e siècle, les souvenirs impossibles des guerres et génocides que l'homme a créés pour l'homme sont pesants pour des générations. Claude Lanzmann (encore !) semblait interdit et incrédule à l'idée tout à coup neuve en son esprit que oui, le ciel pouvait être bleu et que les oiseaux continuaient à chanter et les gens à vivre insouciants, pendant que la Shoah poursuivait son terrible chemin destructeur…
L'acquisition du bonheur est longue, laborieuse. On se laisse happer par des habitudes et des besoins non vitaux et des envies d'artifices qui, croyons-nous, nous remplissent et tout à coup on se réveille avec une faim encore plus grande d'avoir, de posséder… L'Allemagne, on le sait, était la puissance industrielle la plus riche et, voulant devenir la plus grande nation prospère de l'Europe, cette rivalité constante des nations déboucha finalement sur des apocalypses.
Sans faire un retour sur l'histoire et les populations, les guerres et tout ce que l'on sait de l'évolution des hommes, il est nouveau de se poser cette question du bien être personnel et intérieur. Pourquoi sommes-nous moins heureux qu'avant ?
"Au moment où l'on essaie tous de s'arracher à la misère on est rattrapés par le démon des origines" dit Daniel Cohen, "on n'est jamais pacifié de l'intérieur […] ce qui compte c'est d'en avoir plus".
Alors que faire pour se faire du bien ? Prendre son temps ? Se détacher des choses matérielles ? Partir ? Où ? S'enfermer et lire enfin les livres qu'on n'a jamais lus ? Se débarrasser de l'argent ? Jeter sa télé ? S'embrasser ? Faire l'amour ? Reiser_avamieuxPeindre ? S'éclairer à la bougie et faire des veillées où l'on boirait du bon vin en chantant des chansons ? S'enchanter d'un rien, comme dans un haïku, d'une libellule ou d'un joli papillon ? Travailler moins pour gagner (un peu) plus ?
Dans mon cas (j'ai le temps !), je me pose des questions telles tous les jours (que Dieu ne fait pas), me sentant en sursis dans cette maison que j'habite depuis quinze ans. Mais il y a deux choses que je n'oublie jamais, écouter de la musique et rire.

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19 septembre 2009

Pas de veine

http://www.liberation.fr/monde/0101592074-on-ne-trouvait-pas-ses-veines-sursis-de-10-jours-pour-le-condamne-a-mort

guillotine_2Le cynisme atteint là son acmé. Sans vouloir refaire le débat du pour ou du contre, j'ai l'impression d'être témoin invisible d'une scène de "la liste de Schindler", quand le SS veut tuer l'homme à genoux et son arme s'enraye une deux trois fois et qui abandonne son projet subitement. Ici le condamné "bénéficie" de 10 jours de sursis, le temps que ses veines se refassent peut-être ???
L'éxécution capitale fut publique en France jusqu'en 1938. Le dernier mort "public" fut guillotiné devant la porte de la prison de Versailles, l'été avant la guerre. Certaines photos de cette exécution circulaient publiquement. N'oublions pas que la peine de mort peut toujours être rétablie. Que dans une grande démocratie comme les Etats-Unis d'Amérique qui représentaient le rêve pour beaucoup de gens dans les années 70-80, on exécute encore dans 35 états sur 50.
Je me souviens avoir été remuée longtemps par la dernière scène du film de José Giovanni, avec Delon et Gabin : "Deux hommes dans la ville", où l'on voyait l'éxécution de Delon en détail, après une grâce présidentielle refusée. Je me souviens de Ranucci. Et maintenant que je lis ce fameux bouquin de C. Lanzmann, qui m'assigne à une réflexion de chaque instant sur des sujets, valeurs et autres histoires marquantes de ce 20e siècle en mouvements perpétuels, de progrès ou de recul vers les instincts les plus crus et abjects guillotine des humains en dominant d'autres au nom d'une suprématie originelle, pure invention de cerveaux cruels et malades, je ne peux m'empêcher d'y faire une référence marquante.
"Les pantoufles de feutre des matons glissant silencieusement dans le couloir de la mort, le claquement soudain des verrous de la cellule, le réveil en sursaut du prisonnier hagard, le directeur, le procureur, l'avocat, le prêtre, le "soyez courageux", le verre de rhum, la remise du bourreau et à ses aides avec le passage immédiat à la violence nue et l'accélération brutale de la séquence ultime : bras retournés à force et ligotés dans le dos, chevilles grossièrement entravées d'un bout de corde, chemise échancrée en trois coups de ciseaux pour dégager le cou, l'homme empoigné, arraisonné, traîné plus que marchant, pieds raclant le sol, jusqu'à la porte brusquement ouverte sur la Machine, dressée, haute, en attente, dans l'aube blême de la cour de prison. Oui je sais tout cela." Claude Lanzmann.

Deux hommes dans la ville - J'ai peur
envoyé par scupa. - Regardez des web séries et des films.

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18 septembre 2009

La jungle

6a00e54ef0a692883401156f785505970c_800wiLe ministre Besson va fermer ce terrain situé près du port de la ville où transitent des centaines de migrants clandestins. Ils iront ailleurs, ils reviendront, ils ne savent où aller et se cacheront pour prendre ces camions tentants pour passer clandestinement la frontière maritime. J'estime pour ma part qu'il faut leur offrir de garder leur dignité.

Le centre a été fermé le 5 novembre 2002. "Plus de six ans après, et comme c'était prévisible, rien n'est résolu, ni pour les migrants ni pour les habitants ni pour la police. On estime que 60 000 migrants sont passés par Sangatte en quatre ans."

«La lutte des classes existait alors et, éprouvant moi-même depuis l'enfance qu'on peut être lâché par tous ses amis si on perd son rang, qu'arrive un moment où plus personne ne vous viendra en aide, qu'on peut mourir de faim, de froid, de solitude, j'étais extraordinairement sensible à tout ce qui, à mes yeux, ressortissait à la nudité du besoin et au dévoilement de la violence fondatrice des relations entre les hommes. Quand Julien Sorel, quelques heures avant d'être guillotiné, tente de maîtriser sa peur et d'imposer silence à son émotion en raisonnant sans répit sur sa vie et sa mort, il a cette parole d'une sublime simplicité : « Jamais les hommes de salon ne se lèvent le matin avec cette pensée poignante : « Comment dînerai-je ?"  Et Stendhal, quelques lignes plus bas, lui prête ce commentaire : « Il n'y a pas de droit naturel. […] Il n'y a de droit que lorsqu'il y a une loi pour défendre de faire telle chose, sous peine de punition. Avant la loi, il n'y a de naturel que la force du lion, ou le besoin de l'être qui a faim, qui a froid, le besoin en un mot… »
Claude Lanzmann : "Le lièvre de Patagonie"

L'auteur précise que les italiques sont de Stendhal.

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